Mon encre à fleur de peau

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J’ai pris ma plus belle plume,
Pour rêver sur ta peau.
D’acier elle plonge, froide,
Doucement,
Dans le bleu de l’encrier.

Ton corps est parfumé,
Tes ongles vernis,
Tes yeux maquillés.

La flamme danse, tangue,
Bercement agité par mon souffle léger.
L’essence lentement enivre nos sens,
D’odeurs épicées, de parfum de bougie.
Des rideaux vaporeux s’extraient,
Des lueurs tamisées,
Et portent sur ton dos, nu, huilé,
Des ombres délicates et tremblantes.
Un voilage de soie recouvre ta croupe,
Délicieusement.
Je la contemple. Malicieusement.

Tes mains liées par un ruban de soie,
Rouge sang,
Se font si lascives,
Résignées,
Ton corps prêt à s’abandonner.

D’une main je soulève,
Ta féline crinière.
De l’autre j’approche ma divine plume,
Sur ton cou dégagé.
Tu courbes l’échine,
Sers les poings,
Et tes lèvres te mordilles.

Une perle d’encre bleue vient s’y déposer,
Empruntant le sillon creusé par ma plume,
Telle l’eau qui chemine,
A l’heure de la marée,
Vient dessiner une lettre,
La première de l’alphabet.
Ecrite en majuscule,
Elle trahit mes pensées,
Ma passion exaltée,
Oh, ma femme adorée.

Amour.

Je te regarde,
Tu es exquise.
Pour te faire frissonner,
De la pulpe du doigt,
J’accentue la pression,
Recherchant l’équilibre,
Quand la douleur naît,
Et le plaisir ultime,
Belle et jouissive limite,
A juste atteindre,
Et ne pas dépasser.

La musique s’est arrêtée,
Il n’y a plus que nos souffles,
Que nos respirations,
Et tes doux gémissements.

Ma poésie s’écrie,
Désormais sur ta peau,
Ta silhouette élégante,
En courbes exquises,
En mots bleus et rouges,
En lettres rouge sang.
Je t’aime et te désire,
Oh ma douce beauté.

Et ce voile de soie,
Et les ombres portées,
Les reflets balançant,
Cachent coquinement,
Le plus précieux de toi,
Ce bel écrin divin.
Tu es belle dans l’intimité.

Comment ne pas vouloir gouter à présent,
Ton corps frissonnant,
Connaitre le gout de ta bouche, de ta langue,
De ta sêve, de tes baisers ?
Je récite sur ton dos,
En long, en large et en baisers.
Douceurs de peau, douceur de lèvres,
Indécente volupté.

La soie glisse,
Tes liens se délient,
Tes poignets se délassent,
Tes merveilles s’ouvrent et se découvrent,
Et la soie qlisse en long supplice.
Mes mains serpentent et semblent s’égarer,
Moi, fébrile, charmé, émerveillé,
Devant tant de beauté.
Je sens en moi tes ongles se crisper.

Et puis les mots s’emmêlent,
Les couleurs se mélangent,
Aux odeurs de nos sueurs,
De nos parfums, de nos baisers,
Aux goûts de nos écumes.

Sous l’effet de la marée.
Nous dansons un tango,
Dans un rythme effréné,
Tel le ressac nos corps s’attirent,
Et se repoussent,
Dans les vagues, fortes,
Nous sommes chahutés.
Je te prends, fort,
Pour te retenir,
Tes griffes en moi s’agrippent,
Je les sens jusqu’à mon âme s’enfoncer.

Fin de la tempête.

Beauté des sexes mélangés,
Chaleur de ton corps blotti,
Douceurs susurrées,
Et sur ton dos tatoué,
Ma poésie pudiquement drapée,
D’un fin linge de soie.

Cette nuit encore je t’aime,
Nous nous sommes tant aimés,
A fleur de peau,
Comme une première fois.

Sur le bureau, près de l’encrier,
Ma plus belle plume,
Et une feuille de papier

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